Six ans. C’est le temps qu’il aura fallu à Google pour lancer une nouvelle enceinte intelligente après la Nest Audio de 2020. Le 17 juin 2026, la firme de Mountain View a officialisé la Google Home Speaker, sa toute première enceinte audio entièrement construite autour de Gemini, son intelligence artificielle. Disponible en précommande et expédiée dès le 25 juin au prix de 99,99 $, elle marque le plus gros virage de l’écosystème maison connectée de Google depuis l’arrivée de Google Assistant.
Une enceinte qui parle enfin comme vous
Le vrai changement de cette Google Home Speaker n’est pas dans le haut-parleur — il est dans la voix qui en sort. Fini les commandes vocales rigides qu’il fallait formuler au mot près : grâce à Gemini for Home, l’enceinte comprend désormais le langage naturel et les demandes en plusieurs étapes.
Concrètement, vous pouvez lui dire « éteins toutes les lumières sauf ma lampe de chevet », ou enchaîner « baisse la lumière de la cuisine, mets une musique relaxante et lance un minuteur de 20 minutes » — le tout dans une seule phrase. L’assistant accepte même les corrections en cours de route, comme dans une vraie conversation.
Google a aussi doté Gemini de 10 nouvelles voix au rendu naturel et expressif, pour que chacun choisisse celle qui colle le mieux à son foyer.
Gemini Live, caméras Nest et résumés de la maison
Au-delà des commandes du quotidien, la Google Home Speaker ouvre la porte à des usages plus conversationnels :
- Gemini Live : un simple « Hey Google, on discute ? » lance un échange libre où vous pouvez brainstormer, changer de sujet ou interrompre l’assistant à tout moment.
- Camera History Search : demandez à l’enceinte de vous décrire ce qu’il s’est passé récemment devant vos caméras Nest.
- Home Briefs : un résumé vocal de ce qu’il s’est passé à la maison pendant votre absence.
- Conversation continue : le micro reste actif brièvement après une réponse, pour enchaîner une question sans répéter « OK Google ».
Un vrai progrès côté son et matériel
Côté audio, Google promet un son équilibré à 360° pour que la musique et les podcasts restent clairs où que l’on se trouve dans la pièce. L’enceinte embarque un haut-parleur large bande de 58 mm — deux fois plus grand que celui de la Nest Mini, avec des basses annoncées 2,5 fois plus puissantes.
Sous le capot, on trouve un processeur quad-core Cortex-A55, du Wi-Fi 6, du Bluetooth 5.4 et la prise en charge de Thread 1.3, faisant de l’appareil un véritable hub pour la maison connectée compatible Matter. On peut même appairer deux enceintes avec un Google TV Streamer pour un effet home cinéma.
Pour la confidentialité, un anneau lumineux à la base indique quand l’enceinte écoute, réfléchit ou répond, et un interrupteur physique permet de couper le micro.
Le revers : certaines fonctions derrière un abonnement
Toutes les capacités les plus avancées — Gemini Live, la recherche dans l’historique des caméras, les résumés Home Briefs — relèvent de Google Home Premium, l’abonnement maison de Google. Bonne nouvelle pour les premiers acheteurs : jusqu’au 30 septembre 2026, l’achat de l’enceinte offre six mois de Google Home Premium inclus. Au-delà, comptez environ 10 $/mois pour la formule Standard et 20 $/mois pour l’Advanced.
La Google Home Speaker sera proposée en plusieurs coloris — Porcelain, Hazel, et les teintes exclusives Jade et Berry. À noter : son arrivée signe la fin de la Nest Audio et de la Nest Mini, toutes deux retirées du catalogue.
Ce qu’il faut retenir
La Google Home Speaker n’est pas qu’une nouvelle enceinte : c’est la première brique matérielle d’un écosystème maison repensé autour de l’IA générative.
- 99,99 $, précommandes ouvertes, expéditions le 25 juin 2026
- Gemini for Home : conversations naturelles et commandes multi-étapes
- Son 360° avec un driver 58 mm, hub Matter / Thread intégré
- Fonctions avancées (Gemini Live, caméras, résumés) via Google Home Premium, offert 6 mois à l’achat
Avec cette enceinte, Google applique à la maison la même stratégie que sur Android : mettre Gemini partout, tout de suite. Reste à voir si les utilisateurs accepteront de payer un abonnement pour en exploiter tout le potentiel.